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« Hollywood (version radio) » – BoBo OnO

Montréal, 7 octobre 2026 — BoBo Ono présente son nouvel extrait Hollywood.

Il y a des gravés qui sentent plus fort que d’autres. Comme s’ils avaient figé, pas que des musiques et des voix, mais toute une pièce, suante et remplie de fêtards; la nuit et tout ce qui brillait avec. Sûrement parce qu’il les a voulus comme ça, ceux de BoBo empestent la liberté et les lampes surchauffées, dès qu’on perce l’enveloppe de plastique. Le premier comme le deuxième, Fluxus autant que sa suite annoncée, BoBollywood, à paraître le 5 février 2027 sous l’étiquette Simone Records.

L’aiguille n’a pas frôlé le sillon, que déjà…  Un burn fumant la tête sortie d’un char qui fend la Boréale à 120 km/h par la 155. Un case de guitare en velours orange brûlé scellé depuis 71. La peinture cramée des « lettres en plywood » d’Hollywood sur le flanc sud du mont Lee. Los Angeles, California. Montréal à -40 °C en froc de cuir et en Converse Chuck Taylor High Top blancs. Tout ça. Direct dans le nez.

À une odeur près, une moyenne de +15 au thermomètre et de -3 au cadran, le premier extrait du deuxième album de l’« énergumène élancé » vous ramène tout droit là où vous étiez quand il vous en a donné une bonne, à grands coups de fourrure de rat musqué et de colliers en toc pris dans le poil. Et si vous ne l’avez pas encore eue, cette solide leçon de rock signée OnO en personne, il faut s’attendre à ce que le cinéma d’« Hollywood », une réalisation de Marc-André Laurin (Coton ouaté, Bleu Jeans Bleu, 2019, La fin et le commencement, Flore Laurentienne, 2025), vous y force.

« J’veux mon étoile, sur Gigolo Boulevard

Chromé

Peut-être même

Plaqué or

Sortir le gros char

Les feuillards

La pitoune

L’American Dream

D’abord! »

Filmée ou non sur Sunset Boulevard ou Rodeo Drive, dans le mauve d’un « motel tapis shag », le bleu néon d’une piscine à flamants roses gonflables ou le bruit des lumières de la fête foraine de Santa Monica Pier, la Ford Galaxie 500 cabriolet 1966 vert aqua du duo Beaudoin-Bouchard ne s’arrête jamais. « Non, mais moi, c’est ça ou c’est rien. »

À PROPOS

BoBo OnO ça s’écoute debout ou couché à terre, les yeux ouverts. Si on y pense, ça n’a rien de si étonnant. Nicolas Beaudoin, de son vrai nom quand il n’est pas en chest ou en studio — parce que même habillé, tout le monde l’appelle BoBo — n’a pas exactement la réputation d’être mal entouré. Depuis des lustres accroupis un Leatherman dans les poches sur les wings des Karkwa, Galaxie et Fred Fortin ; une Jazzmaster ou une Gretsch Jet au cou pour Laura Sauvage, Dany Placard et Julie Doiron, le musicien n’a plus vraiment rien à prouver qu’à lui-même.

Et c’est précisément ici que l’alter ego fait son entrée. Plot twist. Le double « B » vaut aussi pour Benoît Bouchard — Ben Beach ou Ben Bouch, comme on veut — l’homme de sons de De grâce (Frannie Holder, 2027, co-réalisation et son), Dolbeau-Mistassini (Sara Dufour, 2026, prise de son), et The Songs of Parkton Miller Vol. 1 (Joseph Edgar, 2025, réalisation et son) pour nommer les trois derniers. Il fallait être deux pour y penser. Avec une horde de solides joueurs et joueuses derrière eux, Anna-Frances Meyer, Vivianne Roy, Jonathan Lafrance, François Lafontaine, Dany Placard, Joe Grass et Étienne Bary, le duo compose, écrit, arrange et réalise comme « Onoudini » . C’est-tu de la chance, de la magie blanche? Non. C’est BoBollywood.

BIOGRAPHIE

LES COMMUNIQUÉS

« Notre travail prend tout son sens grâce aux artistes : des passionnés, communicateurs d’émotions peignant des tableaux sonores qui nous font voyager. À nous de les exposer et les faire rayonner! »

- Jean-François Blanchet, président

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